J’écris beaucoup de choses.
Sur un bout de papier. Dans mon téléphone. Sur un Post-it posé quelque part « pour ne pas oublier ». Dans mon agenda. Parfois même au dos d’un autre papier qui n’avait absolument rien demandé. 😅
Et forcément, il m’arrive ensuite de me dire :
« Je l’avais noté quelque part… »
Noter soulage. Mais encore faut-il pouvoir faire confiance à l’endroit où l’on dépose l’information.
Parce que le but n’est pas de vider sa tête pour passer ensuite son temps à chercher où on l’a vidée.
Notre cerveau n’a pas vocation à tout stocker
Il y a une différence entre penser à quelque chose et devoir continuer à penser à ne pas l’oublier.
Un rendez-vous, un papier à envoyer, quelque chose à acheter, un appel à passer…
Pris séparément, ce sont de petites choses. Mais lorsqu’elles restent toutes « ouvertes » dans notre tête, elles reviennent régulièrement :
Ne pas oublier ça.
Penser à faire ça.
Ah oui, et ça aussi.
Écrire permet alors de passer le relais.
Pas pour devenir plus productive.
Pas pour remplir chaque minute libérée par une nouvelle tâche.
Simplement pour pouvoir se dire :
« C’est quelque part où je pourrai le retrouver. Je peux arrêter d’y penser pour l’instant. »
Le vrai soulagement vient de la confiance
Et c’est là que le choix du support devient important.
Si une information peut être dans ton téléphone, sur le frigo, dans trois carnets différents, sur une feuille volante ou dans ton agenda, tu sais qu’il existe toujours un risque de ne plus savoir où la retrouver.
Et le fameux :
« Je l’avais noté quelque part… »
revient au galop. 😅
L’idée n’est donc pas forcément de tout mettre au même endroit. Ce serait parfois complètement irréaliste.
Il s’agit plutôt d’avoir quelques endroits clairement identifiés.
Par exemple :
- les rendez-vous dans l’agenda ;
- les courses sur une liste dédiée ;
- les choses à faire dans une page ou un espace que tu consultes réellement ;
- les idées dans un carnet ou une note réservée à ça.
Peu importe le système choisi.
Papier, téléphone, agenda, tableau sur le frigo… ou un mélange de tout ça.
Il doit surtout être assez simple pour que tu continues à l’utiliser quand ta semaine, elle, ne l’est pas.
Écrire ne veut pas dire tout garder
C’est peut-être la partie qu’on oublie le plus.
Quand on commence à déposer les choses quelque part, on peut vite finir avec une nouvelle accumulation.
Des listes interminables.
Des notes qui ne servent plus.
Des tâches reportées de semaine en semaine.
Des idées qui nous semblaient géniales il y a trois mois et qui, finalement… bof. 😅
Externaliser ne veut pas dire conserver éternellement.
Une tâche faite peut disparaître.
Une idée qui ne t’intéresse plus peut être abandonnée.
Une information devenue inutile peut être jetée.
Sinon, petit à petit, notre système d’organisation devient lui aussi une nouvelle charge mentale.
Faire le tri dans ce qu’on a écrit est donc presque aussi important que de l’écrire.
Le papier doit garder l’information, pas te la renvoyer sans cesse
Un agenda, une liste ou un tableau n’est utile que si tu peux lui faire confiance.
Son rôle n’est pas de te rappeler en permanence tout ce qu’il reste à faire.
Il est d’abord là pour garder une information à ta place, jusqu’au moment où tu en auras besoin.
Et lorsque tu reviens à cette information, tu peux encore décider de ce qu’elle devient.
La faire.
La reporter.
La déléguer.
Ou constater qu’elle n’a finalement plus besoin d’être faite.
Écrire ne grave pas une obligation dans le marbre.
Ça crée simplement un endroit où déposer quelque chose pour ne plus avoir à le porter en permanence.
Parce que s’organiser ne devrait pas servir à libérer une case dans sa tête… pour immédiatement la remplir avec autre chose.
Un petit test, aujourd’hui
Pas besoin de refaire toute ton organisation.
Pas besoin non plus d’acheter trois carnets, douze surligneurs et de passer ton dimanche à inventer le système parfait. 😅
Choisis simplement un endroit fiable dans lequel déposer ce que tu ne veux plus garder en tête.
Pendant quelques jours, lorsqu’une petite pensée revient :
« Il faut que… »
« Ne pas oublier… »
« Penser à… »
dépose-la là.
Et surtout, autorise-toi ensuite à retourner à ce que tu étais en train de faire.
Tu décideras plus tard si cette chose mérite d’être faite, reportée, déléguée… ou simplement laissée de côté.
Parce qu’un outil d’organisation n’est pas là pour te demander d’en faire davantage.
Il peut aussi simplement te permettre d’y penser moins. 🤎 à écrire ici ...