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Pourquoi tout garder en tête fatigue plus qu’on ne le croit

On pense souvent que la fatigue vient de tout ce qu’on fait. Mais une partie de l’épuisement vient aussi de tout ce qu’on doit penser à ne pas oublier. Rendez-vous, appels, courses, papiers, organisation familiale… À force de tout garder mentalement, le cerveau finit par fonctionner avec beaucoup trop d’onglets ouverts. Et si s’organiser commençait simplement par arrêter de tout porter ?
8 septembre 2026 par
Pourquoi tout garder en tête fatigue plus qu’on ne le croit
Saint-Val Anelore
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Il y a les choses que l’on fait.

Et puis il y a toutes celles auxquelles on pense.

Rappeler pour un rendez-vous.

Vérifier qu’il reste ce qu’il faut pour demain.

Penser à la machine qui est terminée.

Ne pas oublier ce papier à envoyer.

Prévoir ce qu’il faut acheter.

Se rappeler qu’une personne attend une réponse.

Anticiper la semaine prochaine alors qu’on n’a même pas terminé celle-ci.

Pris séparément, aucun de ces petits rappels ne paraît énorme.

Mais mis bout à bout, ils occupent une place considérable.

Et le plus épuisant, parfois, ce n’est même pas de faire les choses.

C’est de devoir continuer à se souvenir qu’elles existent.

Ce matin, je voulais simplement monter une vidéo

Ce matin, j’ai pris mon téléphone pour monter une vidéo pour les réseaux sociaux.

Avant même d’avoir commencé, plusieurs urgences personnelles et familiales me sont revenues en tête : des appels importants à passer, un rendez-vous médical à organiser, des choses à prévoir pour mon absence, toute une logistique familiale à anticiper.

En quelques secondes, je ne savais déjà plus par quoi commencer.

Qui appeler en premier ?

Qu’est-ce qui ne pouvait vraiment pas attendre ?

Qu’est-ce que je pouvais repousser ?

La vidéo, elle, était toujours là. Pas commencée.

Et pourtant, mentalement, j’avais déjà parcouru toute ma journée.

C’est exactement ça, parfois, la charge mentale : ne pas être en train de faire dix choses à la fois, mais devoir en porter dix dans sa tête avant même d’avoir commencé la première.

Faire une tâche, ce n’est pas la même chose que la porter

Prenons quelque chose de simple.

Tu dois appeler pour un rendez-vous.

L’appel durera peut-être cinq minutes.

Mais avant qu’il soit passé, cette tâche peut revenir dans ta tête dix fois dans la journée :

« Il faut que j’appelle. »

« Mince, j’ai oublié. »

« Je le fais après ça. »

« Le standard ferme à quelle heure déjà ? »

« Il ne faut vraiment pas que j’oublie demain. »

La tâche n’a toujours pas été faite.

Pourtant, elle a déjà consommé de l’attention.

C’est cette partie-là qu’on voit rarement.

La tâche visible, c’est l’appel.

Le travail invisible, c’est tout ce qui s’est passé dans ta tête avant qu’il ait lieu.

Et ce mécanisme se répète avec des dizaines de petites choses.

Quand le cerveau ressemble à un navigateur avec trop d’onglets ouverts

On commence quelque chose et, en plein milieu :

« Ah, il faut que je pense à… »

Puis cette pensée en déclenche une autre.

Puis une autre.

Et quelques minutes plus tard, on est toujours devant la première tâche, mais mentalement on est déjà partie faire les courses, gérer un rendez-vous, penser à demain matin et prévoir ce qu’il faudra faire vendredi.

Le problème n’est pas forcément que chaque “onglet” soit compliqué.

C’est qu’ils restent ouverts.

Et tant qu’on ne sait pas où déposer l’information, on continue à la garder mentalement “au cas où”.

C’est là que la fatigue s’installe.

Pas forcément une grosse fatigue spectaculaire.

Plutôt cette impression d’avoir le cerveau plein, d’avoir du mal à se concentrer, de commencer plusieurs choses sans arriver à vraiment poser l’une d’elles.

Tout noter n’aide pas si tout est noté partout

On pourrait se dire :

« Très bien. Je vais tout noter. »

Et c’est déjà une bonne idée.

Sauf si une chose est dans le téléphone, une autre sur un Post-it, une autre dans un carnet, une autre sur une enveloppe et la dernière dans un agenda qu’on n’a pas ouvert depuis trois jours.

Parce qu’à ce moment-là, une nouvelle question apparaît :

« Je l’ai noté où ? »

Et nous voilà reparties.

Externaliser les choses aide surtout quand on dispose d’un endroit que l’on considère comme fiable.

Pas forcément un seul outil pour toute sa vie.

Mais au moins un point d’ancrage.

Un endroit où l’on sait que l’on reviendra chercher l’information.

S’organiser peut simplement vouloir dire arrêter de tout porter

C’est là que ma vision de l’organisation s’éloigne du fantasme du planning parfait.

S’organiser, ce n’est pas forcément :

remplir toutes les cases,

prévoir chaque heure,

faire plus de choses,

optimiser chaque minute.

Parfois, s’organiser, c’est juste dire :

« Ça, je n’ai plus besoin de le garder dans ma tête. »

Je le pose quelque part.

Je sais où le retrouver.

Et je peux passer à autre chose.

Ce n’est pas spectaculaire.

Mais parfois, le vrai soulagement est là.

Dans le fait de ne plus demander à son cerveau de rappeler quinze fois la même chose.

Une décharge mentale express

Si tu as l’impression d’avoir trop de choses qui tournent dans ta tête aujourd’hui, ne cherche pas tout de suite à les organiser parfaitement.

Prends une feuille.

Et note tout.

Sans ordre. Sans jolie mise en page. Sans réfléchir à ce qui est prioritaire.

Ensuite, répartis ce que tu as écrit dans quatre catégories :

À faire aujourd’hui

Ce qui demande réellement une action maintenant.

Peut attendre

Ce qui existe, mais n’a pas besoin de prendre de la place aujourd’hui.

À confier

Ce qui peut être demandé à quelqu’un d’autre.

À laisser tomber

Ce qui n’est peut-être plus nécessaire, plus urgent, ou plus à toi de porter.

L’idée n’est pas de créer une nouvelle méthode compliquée.

Juste de faire sortir les choses de ta tête pour pouvoir les regarder autrement.

Le but n’est pas d’avoir un cerveau plus performant

Il y aura toujours des imprévus.

Des choses oubliées.

Des journées où le système que l’on avait soigneusement prévu ne fonctionnera absolument pas comme prévu.

Et ce n’est pas grave.

Le but n’est pas de devenir parfaite en organisation.

Le but est de trouver quelques endroits où déposer ce que l’on n’a pas besoin de continuer à porter mentalement.

Parce que notre cerveau a déjà assez de boulot.

Et toi, c’est quoi la chose qui revient en boucle dans ta tête en ce moment ? 🤎 à écrire ici ...

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L'organisation comme outil de survie douce
✨ Adieu le Miracle Morning, bonjour la « survie douce ». 🌿